Le bongo des montagnes est l’une des antilopes les plus menacées d’Afrique; il ne survit plus que dans deux forêts isolées au Kenya. Depuis plus d’une décennie, L’Institut Wilder contribue à établir les partenariats, à acquérir les connaissances et à tisser les liens communautaires nécessaires pour soutenir son rétablissement.
Le Partenariat pour le bongo des montagnes du Kenya est un programme de conservation à plusieurs volets, fondé sur des données probantes, qui combine la biosurveillance, la recherche sur le terrain, la protection des forêts et la planification de réintroduction. En collaboration avec le Rhino Ark Charitable Trust, nous menons nos activités dans la réserve forestière d’Eburu et dans les forêts de Ragati-Chehe du mont Kenya, en alliant la science occidentale aux connaissances écologiques traditionnelles et locales pour élaborer des stratégies de conservation.
Ce programme est mis en œuvre sur deux sites forestiers : la réserve forestière d’Eburu et les forêts de Ragati-Chehe, situées au sein du parc national et de la réserve du Mont-Kenya – un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces deux sites se trouvent dans la ceinture forestière montagneuse du Kenya, principale zone de captage d’eau du pays, qui abrite des dizaines d’autres espèces, telles que les léopards et les éléphants.
Le Partenariat pour le bongo des montagnes du Kenya vise à stabiliser et à accroître la population de bongos sauvages, à faire avancer la réintroduction planifiée du bongo dans les forêts de Ragati-Chehe, et à préserver les écosystèmes montagneux dont dépend l’espèce. Le programme s’efforce également de veiller à ce que les communautés locales vivant à proximité des forêts tirent profit du rétablissement du bongo et de la conservation des forêts, et en deviennent des défenseurs à long terme.
Moins de 60 bongos des montagnes survivent à l’état sauvage, confinés dans des fragments forestiers isolés. La perte d’habitat, le braconnage et le piégeage d’animaux vivants pratiqué par le passé pour les zoos et les collections privées ont conduit l’espèce au bord de l’extinction. Après l’interdiction de la chasse au Kenya au début des années 1970, les pisteurs et les guides de chasse locaux ont mis leurs compétences au service du piégeage d’animaux sauvages vivants destinés à l’exportation vers des établissements agréés et non agréés partout dans le monde. Le bongo des montagnes figurait parmi les espèces exportées de cette manière à l’échelle mondiale dans les années 1980 et 1990.
Cette région subit également des pressions croissantes dues à l’empiétement humain et aux changements climatiques, qui menacent la disparition de ces forêts. Les forêts de montagne qu’ils habitent sont connues comme les « châteaux d’eau » du Kenya, fournissant de l’eau à 90 % des habitants de Nairobi.
Les bongos des montagnes à l’état sauvage ne subsistent plus que dans quelques écosystèmes forestiers isolés au Kenya. Ces habitats fragmentés limitent les déplacements entre les populations, réduisant ainsi les possibilités de reproduction et la résilience à long terme.
Les bongos des montagnes vivent dans les forêts montagnardes denses situées à haute altitude au Kenya. Ces forêts fournissent de la nourriture, un abri et des corridors de déplacement au bongo et à d’autres espèces, tout en servant de bassins versants essentiels, connus sous le nom de « châteaux d’eau du Kenya », qui approvisionnent en eau 90 % des habitants de Nairobi.
Notre approche repose sur la confiance, le temps et la conviction que la durabilité des efforts de conservation dépend des personnes qui vivent aux côtés de la faune. Nous combinons une biosurveillance rigoureuse et une planification minutieuse des réintroductions à une mobilisation communautaire réfléchie et respectueuse, afin de garantir que les activités de conservation soient menées à l’échelle locale.
Le Partenariat pour le bongo des montagnes du Kenya jette les bases humaines et écologiques dont dépendront les bongos et les forêts de montagne du Kenya pour les générations à venir.
23
23 écoles participent au programme des clubs de conservation de la nature mis sur pied en 2023
35
Un réseau de 35 pièges photographiques mis en place et surveillé en continu par des gardes forestiers communautaires dans l’habitat de prédilection du bongo, afin de documenter la composition de la faune mammifère de la région
15
Obtention d’un permis d’utilisation spéciale pour les 15 prochaines années concernant une zone forestière de 63, afin d’y établir un site de réintroduction du bongo, un centre de recherche et un centre de réintroduction à l’état sauvage
14
14 bénévoles adultes ont mené des activités de conservation au sein de leurs collectivités d’origine dans le cadre du programme « Champions communautaires de la conservation », notamment la publication d’un guide sur les plantes médicinales et d’un guide de poche sur les oiseaux
Au Kenya, la survie des bongos des montagnes est indissociable du bien-être des personnes qui vivent aux abords de ces forêts. Chaque aspect de notre travail communautaire vise à susciter une adhésion sincère, à créer des moyens de subsistance durables et à former la prochaine génération de leaders en conservation.
Les membres des communautés locales sont embauchés pour effectuer des patrouilles forestières, installer des pièges photographiques et participer à la planification de la réintroduction – des rôles qui leur procurent un revenu stable, leur permettent d’acquérir des compétences en conservation et offrent des alternatives durables aux activités qui nuisent aux forêts.
23 clubs de conservation de la nature dans les écoles situées près des forêts de Ragati-Chehe forment la prochaine génération de défenseurs de la conservation, en suscitant la curiosité à l’égard de la faune et en tissant des liens durables avec le monde naturel.
Nous travaillons avec les leaders communautaires, d’anciens chasseurs de bongos et des organismes gouvernementaux afin d’intégrer les connaissances écologiques traditionnelles et locales, garantissant ainsi que nos stratégies de conservation reflètent l’expérience vécue par ceux qui connaissent le mieux ces forêts.
À Eburu, une coopérative apicole soutenue par L’Institut Wilder regroupe près de 40 apiculteurs, leur procurant un revenu culturellement significatif et respectueux de la forêt, tout en réduisant la pression sur l’habitat dont dépendent les bongos des montagnes.
Le rétablissement du bongo des montagnes est un effort collectif. Nos partenariats s’étendent aux gouvernements, aux organismes de conservation et aux communautés locales. Nous sommes unis par un engagement à long terme et par la conviction commune qu’aucune organisation ne peut à elle seule assurer le rétablissement d’une espèce en péril critique.
Apprenez-en davantage sur la façon dont nous bâtissons Tout un avenir sauvage.
Les efforts de conservation à long terme sont essentiels à la survie du bongo des montagnes et de ses habitats forestiers.
Votre don finance le travail sur le terrain, les programmes communautaires et la planification de la réintroduction, ce qui permet de maintenir le rétablissement du bongo des montagnes sur la bonne voie.
Explorez les possibilités de partenariats pour protéger les espèces en danger critique d’extinction et les communautés qui partagent leur milieu de vie.
Restez à l’affût des dernières nouvelles du Kenya alors que la planification de la réintroduction avance.