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Le porte-queue curieusement isolé

Satyrium curiosolus

Un papillon récemment découvert que l’on ne trouve que dans les prairies indigènes de Waterton.

Aperçu du papillon porte-queue curieusement isolé

Le papillon porte-queue curieusement isolé est un petit papillon des prairies que l’on trouve dans l’ouest de l’Amérique du Nord. Il y a beaucoup de choses que nous ignorons à propos de cette espèce; une grande partie de notre travail consiste donc à percer ces mystères.

Statut de conservation

Le papillon porte-queue curieusement isolé n’existe que dans une seule population connue, située dans le parc national des Lacs-Waterton. Son aire de répartition extrêmement restreinte signifie qu’un seul événement majeur pourrait l’anéantir complètement. Vulnérable aux feux de forêt et à la perturbation de son habitat, cette espèce est gravement menacée.

Ce papillon dépend de l’habitat de prairie indigène situé dans le cône alluvial de Blakiston, au parc national des Lacs-Waterton. Il a besoin de populations saines de lupin argenté, de plantes à fleurs indigènes et de conditions écologiques propices à sa relation spécialisée avec les espèces de fourmis locales.

Le papillon porte-queue curieusement isolé ne se trouve que dans le sud-ouest de l’Alberta, au sein du parc national des Lacs-Waterton. L’ensemble de son aire de répartition mondiale couvre environ 300 hectares sur le cône alluvial de Blakiston, ce qui fait du Canada le seul responsable de la protection de cette espèce unique et de son habitat.

Les feux de forêt, les plantes envahissantes et la perturbation de l’habitat menacent la seule population connue de l’espèce.

À propos du papillon porte-queue curieusement isolé

Depuis des milliers d’années, ce minuscule papillon a évolué en isolement dans les prairies de l’Alberta, formant une espèce distincte que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur Terre. Il est étroitement lié à la santé écologique du parc national des Lacs-Waterton.

Ce que c'est

Le papillon porte-queue curieusement isolé est un petit papillon des prairies identifié comme une espèce à part entière à la suite d’études génomiques et écologiques. Auparavant considéré comme faisant partie de l’espèce très répandue du papillon demi-lune, les chercheurs ont découvert qu’il était isolé des populations apparentées depuis environ 40 000 ans, suivant sa propre trajectoire évolutive.

Où il vit

Cette espèce de papillon n’existe que sur le cône alluvial de Blakiston, dans le parc national des Lacs-Waterton, en Alberta. Cet écosystème de prairie balayé par les vents abrite les lupins argentés et d’autres relations écologiques dont dépend le papillon, ce qui rend la protection de ce paysage essentielle à l’avenir de l’espèce.

Caractéristiques principales

Avec une envergure à peu près équivalente à celle d’une pièce de 25 cents, ce papillon curieusement isolé est petit et bien camouflé dans les prairies. Sa couleur lui permet de se fondre dans la végétation environnante, ce qui le rend souvent difficile à repérer jusqu’à ce qu’il se pose sur des fleurs de sarrasin d’un jaune vif.

Pourquoi il est unique

Le papillon porte-queue curieusement isolé entretient une relation mutualiste avec une espèce spécifique de fourmi appelée Lasius ponderosae, une association que l’on ne retrouve pas chez d’autres populations de papillons de cette famille. Les larves du papillon sécrètent une substance sucrée qui attire et nourrit la fourmi; en échange, celle-ci protège les larves contre d’autres prédateurs. Cette relation unique a contribué à confirmer que ce papillon constituait une espèce distincte.

Pourquoi cette espèce est-elle importante?

En tant que pollinisateur, ce papillon contribue à la santé et à la résilience des écosystèmes de prairies indigènes. La protection de cette espèce préserve l’importante relation écologique entre les plantes, les insectes et la faune au sein de l’un des paysages les plus diversifiés sur le plan écologique du Canada. Avec son lignage unique et irremplaçable, la disparition du papillon porte-queue curieusement isolé signifierait la disparition d’une espèce entière.

Défis et menaces

Comme le papillon porte-queue curieusement isolé n’existe qu’à un seul endroit, un seul événement pourrait menacer l’espèce tout entière. L’incendie de forêt de Kenow en 2017 a détruit plus de la moitié de son habitat, contribuant à un déclin important de la population. Les plantes envahissantes, la dégradation de l’habitat et les pressions environnementales croissantes continuent de mettre ce papillon isolé en danger.

Comment L’Institut Wilder apporte son aide

L’Institut Wilder collabore avec Parcs Canada et des partenaires de recherche afin de mieux comprendre et protéger le papillon porte-queue curieusement isolé grâce à la surveillance sur le terrain, à la recherche écologique, à l’évaluation de l’habitat et à la planification de la conservation. Ce travail aide à orienter les efforts de rétablissement fondés sur des données probantes tout en explorant des solutions à long terme qui réduisent le risque d’extinction.

Élevage

Compte tenu de la vulnérabilité de l’espèce, les chercheurs étudient la faisabilité d’un programme d’élevage de conservation. Les premiers travaux ont permis d’encourager avec succès la ponte dans des conditions contrôlées et de recueillir des renseignements clés sur le développement larvaire, les plantes-hôtes et la survie. Cette recherche constitue la base de données nécessaire pour envisager à l’avenir un programme d’élevage de conservation ou un transfert.

Réintroduction

Comme l’espèce n’existe qu’à un seul endroit, l’établissement d’une deuxième population constitue un objectif à long terme important. En collaboration avec Parcs Canada, nous évaluons des sites potentiels à l’intérieur ou à proximité du parc qui pourraient permettre des réintroductions.

Protection de l’habitat

En collaboration avec Parcs Canada, L’Institut Wilder aide à cerner les zones prioritaires pour l’élimination des plantes envahissantes et la restauration de l’habitat. Cela contribue à améliorer les conditions de vie du lupin argenté et d’autres espèces indigènes des prairies dont dépend le papillon porte-queue curieusement isolé.

Action communautaire

Le parc national des Lacs-Waterton est un site d’importance écologique et culturelle. La conservation du papillon porte-queue curieusement isolé contribue à préserver la biodiversité qui vaut au parc d’être reconnu mondialement comme parc international de la paix, réserve de biosphère de l’UNESCO, site du patrimoine mondial et parc international du ciel étoilé. Le programme soutient également les possibilités de formation et de recherche pour les étudiants diplômés et les défenseurs de l’environnement en début de carrière.

Programmes connexes

Nos programmes de conservation collaboratifs contribuent à la protection des pollinisateurs et d’autres espèces indigènes des prairies.

Impact

L’Institut Wilder contribue à acquérir les connaissances nécessaires pour protéger l’une des espèces de papillons les plus isolées géographiquement au Canada ainsi que son habitat. Alors que de nombreux pollinisateurs sont menacés à l’échelle mondiale, la protection même des espèces de petite taille et moins connues renforce la résilience environnementale dans son ensemble.

Œufs sauvages

Collecte réussie d’œufs sauvages destinés à être élevés en captivité

4

Articles évalués par des pairs

Quatre articles évalués par des pairs basés sur le programme, d’autres sont en préparation.

>12

Collectes de centaurées tachetées

Plus d’une douzaine d’actions de désherbage de la centaurée maculée menées par des bénévoles ont été organisées afin de réduire la pression exercée par les espèces envahissantes sur l’habitat.

Habitat et aire de répartition

Cette espèce n’est présente que dans une seule petite zone de prairie en Alberta.

Agissez

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