Au début des années 1900, la chasse excessive et la perte d’habitat avaient fait disparaître le pékan de l’État de Washington. Dans les années 1990, l’espèce a été officiellement déclarée éteinte dans cette région. L’Institut Wilder s’est associé à des organismes de conservation et à des agences gouvernementales pour faciliter son retour, en transférant 89 pékans provenant d’une population saine de l’Alberta vers l’État de Washington.
L’Institut Wilder a collaboré avec ses partenaires pour capturer et transférer des pékans de l’Alberta vers l’État de Washington. Pendant que les pékans étaient sous notre garde, l’équipe vétérinaire a effectué des examens de santé et leur a posé des émetteurs, tandis que les chercheurs ont recueilli des données physiques et comportementales afin de comprendre comment les caractéristiques individuelles influaient sur la survie après la remise en liberté.
Les pékans ont été capturés sans cruauté par des trappeurs locaux en Alberta, puis transportés au Wilder Institute pour y subir des examens de santé et être préparés en vue de leur transfert. Les sites de relâchement se situaient dans l’aire de répartition historique du pékan : la chaîne des Cascades, dans l’État de Washington.
Le programme visait à rétablir une population autonome de pékans dans l’État de Washington, comblant ainsi une niche écologique restée vacante depuis des décennies tout en rétablissant l’équilibre de l’écosystème. Parallèlement à la réintroduction, la recherche continue sur les résultats post-libération a permis de constituer une base de connaissances qui servira à orienter de futurs transferts de conservation pour le pékan et d’autres espèces menacées.
Au milieu du XXe siècle, la perte d’habitat combinée à un piégeage excessif avait chassé les pékans de l’État de Washington, laissant la chaîne des Cascades et la péninsule Olympique dépourvues de cette espèce pendant des générations. Alors que les populations de pékans au Canada, en particulier en Alberta, restaient saines et abondantes, la disparition de l’espèce dans l’État de Washington a été officiellement documentée dans les années 1990.
Les pékans vivent dans toutes les régions de la forêt boréale du Canada, de la Colombie-Britannique à l’est du pays. Les efforts de conservation du Wilder Institute visent principalement à rétablir les populations de pékans dans l’État de Washington.
Les pékans dépendent d’habitats forestiers denses composés de grands arbres, d’un couvert forestier dense et de débris de bois grossiers leur permettant de construire des tanières pour élever leurs petits. Les femelles préfèrent les arbres matures comportant des cavités pour y établir leur tanière.
Le rôle du Wilder Institute consistait à allier expertise vétérinaire et recherche scientifique. Les pékans capturés par des trappeurs de l’Alberta ont été transportés au Wilder Institute, où l’équipe vétérinaire a procédé à des évaluations de santé approfondies et a équipé les pékans d’émetteurs. L’équipe de recherche a recueilli des données sur leur état physique et comportemental – notamment l’usure dentaire, l’âge, la chimie sanguine, le poids corporel, la réponse au stress et les traits de personnalité – avant leur remise en liberté, afin de comprendre comment ces caractéristiques influent sur la survie, la dispersion et la reproduction des pékans transposés dans la nature.
La réintroduction des pékans dans l’État de Washington contribue à restaurer la biodiversité dans les habitats forestiers anciens et à réintroduire un mésocarnivore important qui avait été largement absent des forêts pendant un demi-siècle ou plus. Le transfert de pékans en provenance de l’Alberta a également contribué à accroître la diversité génétique de la population réintroduite dans la chaîne des Cascades. La contribution du Wilder Institute à la recherche aidera à orienter les futurs efforts de conservation d’autres espèces en péril au Canada et partout dans le monde.
Les données suggèrent que les populations continuent de se reproduire aujourd’hui, bien qu’un dénombrement actuel de la population n’ait pas encore été confirmé.
3 050
Environ 3 050 heures de vidéos de surveillance ont été recueillies pour évaluer le comportement exploratoire des pékans par rapport aux données recueillies dans la nature.
32
Les collectivités ont manifesté leur appui à la réintroduction du pékan, avec environ 900 personnes ayant assisté à 32 événements de relâchement, notamment des écoles et des groupes de jeunes – et ce sont les enfants qui ont relâché presque tous les pékans.
Premiers
En avril 2021, une femelle pékan a été filmée par une caméra à détecteur de mouvement alors qu’elle déplaçait quatre petits hors de sa tanière dans les Cascades du Nord – il s’agit des premiers pékans nés à l’état sauvage dans la région depuis près d’un demi-siècle.
La méthodologie du programme a été conçue pour maximiser la valeur de chaque transfert. Nous ne nous sommes pas contentés de déplacer des animaux d’un endroit à un autre : nous avons recueilli et analysé les données nécessaires pour comprendre les facteurs de réussite des réintroductions.
Les pékans ont été capturés par des trappeurs locaux de l’Alberta, puis transportés au Wilder Institute, où la santé et les caractéristiques de chaque animal ont été évaluées.
Après leur évaluation de santé, nos chercheurs ont équipé les pékans d’un émetteur avant qu’ils ne soient transportés vers les sites de réintroduction dans l’État de Washington.
Les émetteurs ont permis aux partenaires de suivre la survie et la dispersion des pékans sur les sites de réintroduction, générant ainsi les données post-libération nécessaires pour évaluer et perfectionner le programme.
Les pékans ont été relâchés dans des milieux situés au sein de l’aire de répartition historique de l’espèce, où le piégeage excessif et la perte d’habitat avaient privé l’écosystème de ce prédateur pendant des décennies.
La réintroduction du pékan d’Amérique a donné lieu à une collaboration transfrontalière entre des trappeurs, des organismes de conservation, des parcs nationaux et des agences gouvernementales chargées de la faune, tous unis autour d’un objectif commun : le rétablissement de l’espèce.
Apprenez-en davantage sur la façon dont nous bâtissons Tout un avenir sauvage.
Engagez-vous pour aider d’autres espèces menacées.
Soutenez les programmes de translocation visant à réintroduire des espèces dans leur habitat d’origine.
Collaborez avec nous pour soutenir la prochaine génération de programmes de rétablissement des espèces.
Restez au courant de nos activités de translocation partout au Canada et ailleurs.