L’Institut Wilder soutient la restauration de l’un des écosystèmes les plus rares du Canada – les landes calcaires de Terre-Neuve – ainsi que des espèces végétales menacées qui en dépendent. Nous collaborons avec des chercheurs, l’équipe de rétablissement et les collectivités locales afin de préserver ce paysage unique.
L’Institut Wilder, en collaboration avec l’Université Memorial de Terre-Neuve, l’équipe de rétablissement des espèces en péril des landes calcaires et d’autres partenaires clés, appuie la restauration de l’habitat sur un site de landes calcaires endommagé ainsi que la recherche visant à guider la réintroduction réussie des espèces végétales arctiques-alpines en péril de cet écosystème. En 2024 et 2025, nos travaux se sont concentrés sur la préparation du site et le réaménagement du paysage d’une ancienne carrière en vue de la réintroduction de plantes indigènes. En 2026, nous planterons, en collaboration avec nos partenaires, des graines d’espèces indigènes afin de rétablir la communauté végétale sur le site nouvellement restauré.
Le programme se concentre sur les « Limestone Barrens » de la péninsule du Grand Nord de Terre-Neuve. L’initiative « Limestone Landscapes Priority Place » a soutenu un réseau collaboratif qui a été fondamental pour notre programme et notre implication dans le rétablissement des habitats et des espèces à Terre-Neuve.
Ce programme vise à restaurer l’habitat endommagé des landes calcaires, à réintroduire des espèces végétales indigènes menacées et à soutenir les partenariats communautaires nécessaires à la conservation à long terme dans cette région. Au-delà de la protection des espèces végétales menacées, le programme contribue à l’intégrité écologique et à la résilience climatique d’un paysage qui revêt une grande valeur pour les communautés locales.
Les landes calcaires de Terre-Neuve couvrent moins de 1 % de l’île et ont été considérablement dégradées par l’exploitation des carrières, la construction et d’autres activités humaines. L’utilisation de véhicules tout-terrain, les insectes envahissants, les champignons pathogènes et les changements climatiques continuent de menacer cet habitat riche en calcium et façonné par le gel, dont dépendent trois espèces végétales en voie de disparition : la braya de Long (Braya longii), la braya de Fernald (Braya fernaldi) et le saule des landes (Salix jejuna).
La braya de Fernald compte 16 populations connues réparties sur environ 150 kilomètres de littoral le long de la péninsule Great Northern, à Terre-Neuve. Cette zone représente l’ensemble de son aire de répartition mondiale.
La braya de Fernald pousse dans les landes calcaires exposées et riches en calcium de la Grande péninsule du Nord de Terre-Neuve. Il s’agit d’un paysage de type toundra, composé de gravier balayé par les vents, de sols peu profonds et d’un relief façonné par le gel, où peu d’autres plantes peuvent survivre. Elle prospère dans les zones ouvertes et rocheuses où la concurrence des autres plantes est faible.
L’aire de répartition mondiale de la braya de Long se limite à une étroite bande le long du détroit de Belle-Île. Toutes les populations connues se trouvent sur un petit tronçon de littoral entre Yankee Point et Sandy Cove.
La braya de Long pousse dans les landes calcaires exposées et riches en calcium de la Grande péninsule du Nord, à Terre-Neuve. Il s’agit d’un paysage de type toundra, composé de gravier balayé par les vents, de sols peu profonds et d’un relief façonné par le gel, où peu d’autres plantes peuvent survivre. Elle prospère dans les graviers récemment perturbés et les zones rocheuses ouvertes où la concurrence des autres plantes est faible.
Cette espèce végétale ne se trouve que le long du détroit de Belle-Île, sur la péninsule Great Northern, à Terre-Neuve. C’est l’une des espèces végétales dont l’aire de répartition est la plus restreinte au Canada.
Le saule des landes pousse dans les landes calcaires côtières exposées, où la végétation est clairsemée et les conditions extrêmes. Le gel, les vents et les sols peu profonds entre les roches caractérisent l’environnement auquel cette plante s’est adaptée pour survivre.
L’Institut Wilder combine la restauration pratique des habitats, fondée sur des recherches formelles menées par d’autres organisations, garantissant ainsi que les efforts de réintroduction s’appuient sur des données probantes. En réaménageant les sites dégradés, en surveillant les conditions les plus propices à l’établissement des plantes et en collaborant avec les communautés et nos partenaires de rétablissement, nous créons un modèle de conservation à long terme.
La restauration d’un habitat aussi rare et fragile que les landes calcaires exigent soin et attention, depuis l’évaluation et la préparation du site jusqu’à la réintroduction éventuelle des plantes et au suivi à long terme. Chaque étape s’appuie sur la recherche et s’inspire des connaissances des membres de la communauté qui connaissent le mieux le paysage.
La réintroduction d’espèces végétales indigènes est prévue pour les années à venir, à compter de 2026, en fonction des travaux de préparation et de restauration en cours sur le site d’une ancienne carrière de la péninsule Great Northern.
Le suivi mené parallèlement à la restauration de l’habitat permet de recueillir les données nécessaires pour comprendre quelles conditions sur le site favorisent le mieux le rétablissement des plantes menacées des landes calcaires.
En collaboration avec l’équipe de rétablissement des espèces en péril des Limestone Barrens, des partenaires de conservation et des partenaires communautaires, le programme vise la réintroduction d’espèces végétales indigènes dans des habitats restaurés, dans le but d’établir des populations autosuffisantes.
La restauration des landes calcaires est un effort collaboratif réunissant des organismes gouvernementaux et des réseaux communautaires. L’initiative « Limestone Landscapes Priority Place » a favorisé les partenariats et le partage des connaissances qui rendent possible le rétablissement de ce paysage.
Apprenez-en davantage sur la façon dont nous bâtissons Tout un avenir sauvage.
Les espèces végétales rares qui dépendent de cet écosystème unique ont besoin d’un soutien continu.
Financez la restauration de l’habitat et la recherche visant à protéger ces espèces végétales que l’on ne trouve nulle part ailleurs.
Collaborez avec nous pour protéger les écosystèmes rares et les espèces irremplaçables qui y ont élu domicile.
Recevez des mises à jour de Terre-Neuve alors que ces travaux de restauration se poursuivent.