Le papillon porte-queue, curieusement isolé, n’existe nulle part ailleurs sur Terre. Son aire de répartition étant entièrement confinée à environ 300 hectares dans le parc national des Lacs-Waterton, dans le sud-ouest de l’Alberta, un seul feu de forêt, une invasion d’espèces envahissantes ou un événement climatique pourrait faire disparaître complètement l’espèce. Notre programme vise à empêcher cela.
Depuis 2019, L’Institut Wilder s’est associé à Parcs Canada pour mener des recherches, assurer la surveillance et élaborer une stratégie de conservation à long terme pour le papillon porte-queue curieusement isolé. Nos travaux englobent la recherche génomique, le travail de terrain en écologie, le soutien à la restauration de l’habitat et des études de faisabilité pour l’élevage à des fins de conservation. Il reste encore beaucoup à découvrir sur cette espèce, notamment en rassemblant les données nécessaires pour comprendre comment la protéger.
Ce programme est centré sur le « Blakiston Fan », au sein du parc national des Lacs-Waterton – une réserve de biosphère de l’UNESCO, un site du patrimoine mondial, un parc international de la paix et un parc international du ciel étoilé. Des relevés sur le terrain, des évaluations de l’habitat et des recherches écologiques sont menés dans cette petite zone. Des travaux visant à évaluer des sites potentiels pour une deuxième population sont également en cours dans le parc et aux alentours.
Le programme consacré au papillon porte-queue, curieusement isolé vise à combler des lacunes critiques dans les connaissances sur la population, le cycle de vie et les besoins en matière d’habitat de ce papillon – et à mettre ces connaissances en pratique. Les objectifs à long terme comprennent l’établissement d’une deuxième population afin de réduire le risque d’extinction, l’élaboration d’un plan de rétablissement spécifique à l’espèce et la garantie que le papillon porte-queue, curieusement isolé ait un avenir au-delà de son unique habitat vulnérable dans les prairies.
Le papillon porte-queue, curieusement isolé n’a été confirmé comme une espèce distincte que récemment, et l’ensemble de son aire de répartition mondiale se limite à un seul site de 300 hectares situé dans le parc national des Lacs-Waterton, en Alberta. L’incendie de forêt de Kenow, en 2017, a ravagé plus de la moitié de son habitat, réduisant considérablement la population de ce papillon. Les changements climatiques, les espèces végétales envahissantes et la perturbation de l’habitat continuent de maintenir son niveau de menace à un niveau critique.
Le papillon porte-queue curieusement isolé ne se trouve que dans le sud-ouest de l’Alberta, au sein du parc national des Lacs-Waterton. L’ensemble de son aire de répartition mondiale couvre environ 300 hectares sur le cône alluvial de Blakiston, ce qui fait du Canada le seul responsable de la protection de cette espèce unique et de son habitat.
Ce papillon dépend de l’habitat de prairie indigène situé dans le cône alluvial de Blakiston, au parc national des Lacs-Waterton. Il a besoin de populations saines de lupin argenté, de plantes à fleurs indigènes et de conditions écologiques propices à sa relation spécialisée avec les espèces de fourmis locales.
Nous combinons la recherche génomique, l’écologie de terrain et la planification de la conservation afin de mieux comprendre cette espèce. En suivant les tendances démographiques, en cartographiant la qualité de l’habitat et en évaluant les conditions nécessaires à l’élevage de conservation, nous élaborons un plan complet pour la survie à long terme de ce papillon.
Le programme consacré au papillon porte-queue, curieusement isolé n’en est encore qu’à ses débuts, mais les bases posées aujourd’hui contribueront à assurer la survie à long terme de l’espèce. Les étapes clés déjà franchies démontrent à quelle vitesse une approche collaborative en matière de conservation peut changer la donne pour les espèces au bord de l’extinction.
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Collecte réussie d’œufs sauvages destinés à être élevés en captivité
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Quatre articles évalués par des pairs basés sur le programme, d’autres sont en préparation
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Plus d’une douzaine d’activités de désherbage de la centaurée maculée organisées par des bénévoles afin de réduire la pression exercée par les espèces envahissantes sur l’habitat
Chaque étape du programme consacré au papillon porte-queue, curieusement isolé, une espèce curieusement isolée, est conçue pour déterminer ce dont cette espèce a besoin pour prospérer. Des relevés sur le terrain à la recherche en laboratoire en passant par la planification de l’habitat, notre travail est méthodique, collaboratif et repose sur la conviction que le rétablissement d’une espèce nécessite de la connaître pleinement avant d’agir à grande échelle.
Notre équipe a réussi à favoriser la ponte dans des conditions contrôlées et recueille actuellement des données sur le développement larvaire et les plantes-hôtes nécessaires pour évaluer la faisabilité complète de la reproduction à des fins de conservation.
La planification de la réintroduction est en cours, et l’établissement d’une deuxième population à l’extérieur du Blakiston Fan constitue un objectif clé à long terme, qui dépend de l’identification d’un habitat approprié et de la réalisation d’évaluations de faisabilité.
Des relevés annuels sur le terrain permettent de suivre l’abondance des adultes, la présence des larves, l’état de l’habitat ainsi que les interactions avec les plantes-hôtes et les fourmis. Ces données sont essentielles pour orienter toutes les décisions en matière de conservation.
En collaboration avec Parcs Canada, nous évaluons activement des sites situés à l’intérieur et à proximité du parc national des Lacs-Waterton qui pourraient accueillir une deuxième population autosuffisante, réduisant ainsi le risque lié à la concentration de l’espèce sur un seul site.
La protection d’une espèce aussi rare nécessite de s’entourer des bons partenaires. Nous collaborons avec Parcs Canada, des chercheurs universitaires et des réseaux mondiaux de conservation afin de réunir la gestion des terres, l’expertise scientifique et la planification de la conservation.
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Le papillon porte-queue, curieusement isolé a besoin d’efforts de conservation soutenus et à long terme – voici comment vous pouvez aider.
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