Les hippopotames constituent un élément emblématique et essentiel de leur écosystème, contribuant à réguler les habitats aquatiques et terrestres. Bien que la surveillance de la biodiversité indique que la population d’hippopotames est en hausse, il reste encore beaucoup à faire.
L’hippopotame est classé comme « vulnérable » sur la Liste rouge de l’UICN. Les populations ont diminué dans toute leur aire de répartition africaine, et il reste moins de 150 individus au Ghana, l’une des populations régionales les plus menacées.
Les hippopotames sont des animaux semi-aquatiques qui passent la journée dans les rivières peu profondes, les lacs et les marécages, et sortent au crépuscule pour brouter dans les prairies environnantes. Ils ont besoin de plans d’eau douce suffisamment profonds pour s’immerger complètement, soit environ deux mètres.
On trouve les hippopotames dans les rivières, les lacs et les zones humides de toute la savane africaine ainsi que dans les principaux cours d’eau d’Afrique centrale. Le Ghana abrite l’une des dernières populations restantes en Afrique de l’Ouest. Au Ghana, les hippopotames se trouvent dans la région du Haut-Ouest, le long du cours de la Volta Noire, à la frontière avec le Burkina Faso.
La perte et la dégradation de l’habitat, ainsi que les conflits entre les humains et la faune, aggravés par la chasse illégale et les activités minières illégales dans les plans d’eau le long de la Volta Noire. Les changements climatiques, qui entraînent une hausse des températures et une modification des régimes pluviométriques, affectent également la croissance de la végétation et la disponibilité de l’eau. L’empiétement humain sur les zones protégées à des fins agricoles
Les hippopotames comptent parmi les animaux les plus influents sur le plan écologique au monde. En se déplaçant entre l’eau et la terre, ils façonnent discrètement les écosystèmes fluviaux africains.
L’hippopotame est le troisième plus grand mammifère terrestre au monde, après l’éléphant et le rhinocéros blanc. Semi-aquatiques et adaptés à la vie aquatique, les hippopotames ont un corps en forme de tonneau, des pattes courtes et puissantes, ainsi qu’une grosse tête adaptée à la vie dans l’eau.
Les hippopotames vivent dans et autour des plans d’eau douce à courant lent de toute l’Afrique subsaharienne, notamment les rivières, les lacs et les marécages bordés de prairies. Ils se reposent immergés pendant la journée et s’aventurent à l’intérieur des terres la nuit pour paître. Le sanctuaire communautaire des hippopotames de Wechiau, au Ghana, protège l’une des dernières populations occidentales du continent.
Les hippopotames peuvent retenir leur souffle pendant cinq minutes sous l’eau; leurs yeux, leurs oreilles et leurs narines sont situés haut sur leur crâne, ce qui leur permet de s’immerger presque entièrement tout en restant vigilants. Leurs glandes cutanées sécrètent un liquide huileux rougeâtre qui agit à la fois comme écran solaire et comme protection antimicrobienne.
Les hippopotames sont les seuls mammifères connus pour émettre des cris amphibies, vocalisant simultanément dans l’eau et dans l’air, et leur barrissement peut atteindre 115 décibels. Les excréments des hippopotames nourrissent les populations de poissons de rivière et les insectes aquatiques, créant ainsi un transfert crucial de nutriments entre les écosystèmes terrestres et aquatiques.
Les hippopotames sont des « ingénieurs » des écosystèmes. Leurs déplacements quotidiens entre la terre et l’eau permettent le transfert de nutriments qui nourrissent les poissons de rivière, une source de protéines essentielle pour des millions de personnes. Ils façonnent les cours d’eau, créent des mares pour d’autres espèces et régulent la diversité végétale sur la terre ferme. La disparition de l’hippopotame signifierait la perte d’une architecture essentielle des écosystèmes fluviaux africains.
Les hippopotames subissent une pression croissante due à la sécheresse et à la fragmentation de leur habitat, alors que le développement agricole et industriel empiète sur les réseaux d’eau douce. Des conflits entre les humains et la faune sauvage surgissent lorsque les hippopotames endommagent les cultures près des couloirs de pâturage, et la chasse illégale pour l’ivoire et la peau se poursuit, en particulier là où les populations vivent sur des terres non protégées.
Depuis 1998, L’Institut Wilder soutient le sanctuaire communautaire d’hippopotames de Wechiau au Ghana, qui abrite l’une des dernières populations d’hippopotames d’Afrique de l’Ouest. Nous travaillons avec des partenaires locaux pour surveiller les populations, protéger l’habitat, soutenir la gouvernance communautaire, promouvoir l’éducation – en particulier celle des filles – et mettre en place des moyens de subsistance durables.
Nous travaillons avec des partenaires locaux pour surveiller les populations d’hippopotames et évaluer l’état de l’habitat dans l’ensemble de la réserve, en utilisant les données recueillies sur le terrain pour orienter les décisions en matière de conservation et mesurer le rétablissement des populations au fil du temps.
Nous avons appuyé l’installation d’une plate-forme d’observation des hippopotames dédiée à la fois aux efforts de surveillance et à l’écotourisme, offrant ainsi aux communautés une source de revenus durable tout en permettant aux visiteurs de se familiariser directement avec la conservation de la faune en action. Nous avons également appuyé la rénovation du centre d’accueil des visiteurs et du Talawona Lodge, afin de les rendre aptes à accueillir des touristes.
La protection des écosystèmes d’eau douce dont dépendent les hippopotames est essentielle à la santé de l’écosystème. Nous travaillons avec nos partenaires pour préserver les rivières, les marécages et les prairies environnantes, qui sont essentiels à la survie des hippopotames.
Au sanctuaire communautaire des hippopotames de Wechiau, la conservation et le développement communautaire vont de pair. Nous avons appuyé la création d’une coopérative de karité biologique et d’un centre de transformation du beurre de karité, garantissant ainsi que des sources de revenus locales respectueuses de l’environnement assurent la viabilité à long terme de la protection des hippopotames.
Découvrez les programmes qui rendent possible la protection des hippopotames et d’autres espèces en péril.
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Des patrouilles hebdomadaires sont organisées au sein de la zone centrale de la réserve afin de dissuader les activités illégales et de préserver la biodiversité. Ces patrouilles contribuent à maintenir un habitat sécuritaire pour les hippopotames, leur permettant de se déplacer librement et d’accéder à leurs zones d’alimentation, tout en protégeant d’autres espèces sauvages et d’oiseaux. Cette activité contribue à la gestion efficace de la réserve et à la conservation de son écosystème unique.
L’Institut Wilder appuie le sanctuaire d’hippopotames depuis sa création en 1998. En collaboration avec le conseil d’administration du sanctuaire de Wechiau et le Centre de recherche sur la conservation de la biodiversité, nous protégeons et surveillons les hippopotames et leur habitat, favorisons une gouvernance inclusive et e des ressources naturelles, et renforçons la sécurité des moyens de subsistance des communautés qui partagent le territoire avec ces animaux.
Le programme est mis en œuvre au sein de la réserve communautaire de Wechiau, au Ghana, qui abrite l’une des dernières populations d’hippopotames du pays. La réserve englobe l’habitat des quelque 150 hippopotames restants au Ghana et soutient 20 communautés dont les moyens de subsistance sont directement liés à cet écosystème.
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Autrefois répandus sur l’ensemble du continent, les hippopotames sont aujourd’hui principalement confinés aux aires protégées et aux corridors fluviaux de la savane africaine et de l’Afrique centrale.
Contribuez à la conservation des hippopotames et à la protection de la faune sauvage.
Votre don soutient la conservation des hippopotames au sanctuaire communautaire de Wechiau, en protégeant leur habitat et en soutenant les communautés qui rendent cela possible.
Du bénévolat à la défense de la cause, découvrez comment vous engager en faveur de la faune sauvage pour aider à bâtir l’avenir que méritent les hippopotames.
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