Le saule des landes est l’une des trois espèces végétales que l’on trouve exclusivement dans les landes calcaires côtières de Terre-Neuve – un écosystème unique où des conditions rigoureuses, semblables à celles de l’Arctique, favorisent la croissance de plantes rares qui ne poussent nulle part ailleurs.
Le saule des landes est classé comme « en voie de disparition » en vertu de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral et de la Loi sur les espèces en voie de disparition de Terre-Neuve-et-Labrador. Son aire de répartition mondiale s’étend sur environ 30 kilomètres de littoral de la péninsule du Grand Nord.
Le saule des landes pousse dans les landes calcaires côtières exposées, où la végétation est clairsemée et les conditions extrêmes. Le gel, les vents et les sols peu profonds entre les roches caractérisent l’environnement auquel cette plante s’est adaptée pour survivre.
Cette espèce végétale ne se trouve que le long du détroit de Belle-Île, sur la péninsule Great Northern, à Terre-Neuve. C’est l’une des espèces végétales dont l’aire de répartition est la plus restreinte au Canada.
L’exploitation des carrières, l’utilisation de véhicules tout-terrain, la construction de routes et les changements climatiques menacent le saule des landes et son habitat.
Petit et résistant, le saule des landes est l’une des plantes endémiques les plus remarquables de Terre-Neuve.
Le saule des landes est un arbuste à croissance basse. Comme tous les saules, c’est une plante pionnière de l’écosystème, capable de coloniser les graviers calcaires perturbés et de s’établir dans des conditions où la plupart des plantes ne peuvent pas survivre.
Le saule des landes pousse sur les landes calcaires côtières exposées, où la végétation est clairsemée et les sols peu profonds. On le trouve dans des conditions allant de sèches à périodiquement humides le long du détroit de Belle-Île, sur la péninsule Great Northern de Terre-Neuve.
Cette plante est apparentée à d’autres espèces de saules présentes dans le nord-ouest de l’Amérique du Nord, mais, au lieu de s’élever vers le ciel, elle rampe au ras du sol. Cette particularité, combinée à ses petites feuilles arrondies et à son port étalé, constitue une adaptation aux conditions balayées par les vents des landes calcaires.
Le saule des landes partage son habitat avec deux autres espèces végétales endémiques des landes calcaires de Terre-Neuve. On pense qu’il s’agit d’un vestige de l’ancienne flore arctique – une plante qui poussait à la fin de la dernière période glaciaire et qui n’est jamais partie.
Cette espèce végétale est une pierre angulaire de l’écosystème des landes calcaires. Elle stabilise les habitats perturbés, sert de support aux invertébrés et aide d’autres plantes rares à s’établir. Sa présence contribue à faire de la Grande Péninsule du Nord l’un des paysages les plus importants sur le plan botanique au Canada, et la protéger, c’est protéger cet écosystème unique.
Les menaces persistantes qui pèsent sur cet écosystème comprennent des perturbations, telles que la construction, le développement résidentiel, l’exploitation de carrières, l’exploration pétrolière et gazière, ainsi que la circulation de véhicules motorisés. Les changements climatiques modifient les processus liés au vent et au gel qui maintiennent les conditions dont dépend le saule des landes.
Par l’entremise de notre Programme sur l’écosystème des landes calcaires, L’Institut Wilder appuie la restauration des habitats et la recherche sur la translocation dans ce paysage unique. Nous travaillons avec des partenaires et les collectivités locales pour aider à restaurer l’écosystème des landes calcaires et à protéger ses espèces végétales endémiques.
L’Institut Wilder et nos partenaires étudient quelles conditions sur le terrain favorisent le mieux l’établissement et la survie du saule des landes, afin de constituer une base de données factuelles pour son rétablissement à long terme.
Nous travaillons avec l’Université Memorial de Terre-Neuve, l’équipe de rétablissement des espèces en péril des landes calcaires et d’autres collaborateurs clés afin de soutenir la restauration de l’habitat endommagé des landes calcaires pour les plantes en voie de disparition qui dépendent de cet écosystème unique.
Découvrez les programmes du Wilder Institute visant le rétablissement des plantes rares.
L’Institut Wilder, en collaboration avec l’Université Memorial de Terre-Neuve, l’équipe de rétablissement des espèces en péril des landes calcaires et d’autres partenaires clés, appuie la restauration de l’habitat sur un site de landes calcaires endommagé ainsi que la recherche visant à guider la réintroduction réussie des espèces végétales arctiques-alpines en péril de cet écosystème. En 2024 et 2025, nos travaux se sont concentrés sur la préparation du site et le réaménagement du paysage d’une ancienne carrière en vue de la réintroduction de plantes indigènes. En 2026, nous planterons, en collaboration avec nos partenaires, des graines d’espèces indigènes afin de rétablir la communauté végétale sur le site nouvellement restauré.
Le programme se concentre sur les « Limestone Barrens » de la péninsule du Grand Nord de Terre-Neuve. L’initiative « Limestone Landscapes Priority Place » a soutenu un réseau collaboratif qui a été fondamental pour notre programme et notre implication dans le rétablissement des habitats et des espèces à Terre-Neuve.
Le saule des landes ne pousse que sur le littoral de la Grande péninsule du Nord, à Terre-Neuve.
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