La Braya de Long est l’une des trois espèces végétales menacées que l’on trouve exclusivement dans les landes calcaires de Terre-Neuve – un écosystème qui couvre moins de 1 % de la superficie de l’île.
La braya de Long est classée comme « en voie de disparition » en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada – une désignation qu’elle détient depuis 1997. Avec seulement quatre populations connues réparties sur trois sites, c’est l’une des espèces végétales dont l’aire de répartition est la plus restreinte au pays.
La braya de Long pousse dans les landes calcaires exposées et riches en calcium de la Grande péninsule du Nord, à Terre-Neuve. Il s’agit d’un paysage de type toundra, composé de gravier balayé par les vents, de sols peu profonds et d’un relief façonné par le gel, où peu d’autres plantes peuvent survivre. Elle prospère dans les graviers récemment perturbés et les zones rocheuses ouvertes où la concurrence des autres plantes est faible.
L’aire de répartition mondiale de la braya de Long se limite à une étroite bande le long du détroit de Belle-Île. Toutes les populations connues se trouvent sur un petit tronçon de littoral entre Yankee Point et Sandy Cove.
L’exploitation des gravières, l’utilisation de véhicules tout-terrain, les ravageurs envahissants, la construction de routes et les changements climatiques menacent cette espèce.
Rare, résistante et unique au monde, la braya de Long est une plante remarquable au sein de l’écosystème des landes calcaires.
La braya de Long est une petite plante vivace à fleurs blanches appartenant à la famille des moutardacées. Elle est étroitement apparentée à la braya de Fernald, mais les deux plantes se distinguent par leur gousse : celle de la braya de Long est lisse, tandis que celle de la braya de Fernald est velue.
La braya de Long se trouve exclusivement dans les landes calcaires de la région du détroit de Belle-Île, à Terre-Neuve. Elle pousse dans des endroits exposés où le gel, les vents violents et les sols peu profonds empêchent la plupart des autres plantes de pousser. Ces conditions difficiles sont exactement ce dont la braya de Long a besoin pour survivre.
La braya de Long est une petite plante vivace à fleurs blanches dont les pétales sont teintés de bleuâtre ou de rouge-violet à la base. Elle se développe à partir de racines pivotantes profondes qui l’ancrent dans les graviers calcaires meubles. La plante se dessèche jusqu’à la couronne chaque hiver, pour repousser à partir de la même racine chaque printemps.
La braya de Long est une espèce pionnière – l’une des premières plantes à pousser dans des graviers calcaires fraîchement remués. Elle peut s’établir et maintenir des populations sans pollinisateurs dans un environnement hostile. L’ensemble de son aire de répartition mondiale se limite à quelques kilomètres seulement du littoral de Terre-Neuve.
La braya de Long est un indicateur de la santé de l’un des écosystèmes les plus rares du Canada. Les landes calcaires qu’elle habite abritent une population unique de plantes arctiques-alpines que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur Terre. La braya de Long figure parmi les plantes les plus irremplaçables de ce paysage.
L’exploitation des carrières et la construction de routes ont détruit des portions importantes de l’habitat de cette plante, tandis que les changements climatiques modifient les régimes de gel et de vent qui caractérisent les landes calcaires. Avec seulement quatre populations de la braya de Long, une seule perturbation ou un événement catastrophique pourrait anéantir complètement l’espèce.
Dans le cadre de notre programme sur l’écosystème des landes calcaires, L’Institut Wilder soutient les efforts de restauration de l’habitat et de translocation dans le seul paysage où cette plante a élu domicile. Nous travaillons avec des partenaires, une équipe de rétablissement multispécifique et les communautés locales pour aider à restaurer l’écosystème unique des landes calcaires.
L’Institut Wilder et nos partenaires surveillent quelles conditions sur le terrain favorisent le mieux l’établissement et la survie de la braya de Long, afin de constituer une base de données factuelles pour son rétablissement à long terme.
En tant que membre de l’équipe de rétablissement des espèces en péril des landes calcaires, nous travaillons à la réintroduction de cette plante indigène dans le but de réduire le risque d’extinction en établissant de nouvelles populations.
La préparation des sites et le réaménagement paysager des zones de landes calcaires dégradées rétablissent les conditions indispensables à la survie de la braya de Long, créant ainsi un espace permettant à de nouvelles populations de s’établir au-delà de leur aire de répartition actuelle.
Nous travaillons avec l’Université Memorial de Terre-Neuve, l’équipe de rétablissement des espèces en péril des landes calcaires et d’autres collaborateurs clés afin de soutenir la restauration des habitats endommagés des landes calcaires pour les plantes en voie de disparition qui dépendent de cet écosystème unique.
Découvrez les programmes qui contribuent au rétablissement d’espèces végétales rares comme la braya de Long.
L’Institut Wilder, en collaboration avec l’Université Memorial de Terre-Neuve, l’équipe de rétablissement des espèces en péril des landes calcaires et d’autres partenaires clés, appuie la restauration de l’habitat sur un site de landes calcaires endommagé ainsi que la recherche visant à guider la réintroduction réussie des espèces végétales arctiques-alpines en péril de cet écosystème. En 2024 et 2025, nos travaux se sont concentrés sur la préparation du site et le réaménagement du paysage d’une ancienne carrière en vue de la réintroduction de plantes indigènes. En 2026, nous planterons, en collaboration avec nos partenaires, des graines d’espèces indigènes afin de rétablir la communauté végétale sur le site nouvellement restauré.
Le programme se concentre sur les « Limestone Barrens » de la péninsule du Grand Nord de Terre-Neuve. L’initiative « Limestone Landscapes Priority Place » a soutenu un réseau collaboratif qui a été fondamental pour notre programme et notre implication dans le rétablissement des habitats et des espèces à Terre-Neuve.
La braya de Long ne se trouve que dans les landes calcaires de la Grande Péninsule du Nord, à Terre-Neuve.
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