La Braya de Fernald est l’une des trois espèces végétales menacées que l’on trouve exclusivement dans les landes calcaires de Terre-Neuve – un écosystème qui couvre moins de 1 % de la superficie de l’île.
La braya de Fernald est classée comme « menacée » au niveau fédéral et en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de Terre-Neuve-et-Labrador. Deux de ses sites historiques, Savage Cove et Ice Point, sont désormais considérés comme ayant disparu de la région.
La braya de Fernald pousse dans les landes calcaires exposées et riches en calcium de la Grande péninsule du Nord de Terre-Neuve. Il s’agit d’un paysage de type toundra, composé de gravier balayé par les vents, de sols peu profonds et d’un relief façonné par le gel, où peu d’autres plantes peuvent survivre. Elle prospère dans les zones ouvertes et rocheuses où la concurrence des autres plantes est faible.
La braya de Fernald compte 16 populations connues réparties sur environ 150 kilomètres de littoral le long de la péninsule Great Northern, à Terre-Neuve. Cette zone représente l’ensemble de son aire de répartition mondiale.
L’exploitation des carrières de gravier, l’utilisation de véhicules tout-terrain, les ravageurs envahissants, la construction de routes et les changements climatiques menacent cette espèce.
La braya de Fernald est une plante arctique-alpine façonnée par l’un des paysages les plus rudes du Canada.
La Brya de Fernald est une petite plante vivace de la famille des crucifères. Elle produit des grappes de fleurs blanches à rose-pourpre et des feuilles en forme de cuillère. On la distingue de la Brya de Long, une espèce apparentée, par ses gousses velues.
La braya de Fernald se trouve dans les landes calcaires de la région du détroit de Belle-Île, à Terre-Neuve. Elle pousse dans des endroits exposés où le gel, les vents violents et les sols peu profonds empêchent la plupart des autres plantes de pousser. Ces conditions difficiles sont exactement ce dont la braya de Fernald a besoin pour survivre.
La braya de Fernald est une petite plante vivace qui pousse à partir de racines pivotantes profondes qui l’ancrent dans des graviers calcaires meubles. Elle possède des feuilles en forme de cuillère regroupées à la base de la plante, ainsi que des fleurs blanches à teinte rose-pourpre. Elle se dessèche jusqu’à la couronne chaque hiver et repousse à partir de la même racine chaque printemps.
La braya de Fernald occupe une niche écologique unique, façonnée par les sols froids et riches en calcium des landes calcaires. Les populations de cette plante présentes sur des habitats perturbés affichent des taux de reproduction plus élevés que celles des sols non perturbés – mais présentent également un taux de mortalité plus élevé.
La braya de Fernald est un indicateur de la santé de l’un des écosystèmes les plus rares du Canada. Les landes calcaires qu’elle habite abritent une population unique de plantes arctiques-alpines que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur Terre, ce qui fait de la braya de Fernald l’une des espèces végétales indigènes les plus irremplaçables.
L’exploitation des carrières et la construction de routes ont détruit des portions importantes de l’habitat de la braya de Fernald, tandis que les changements climatiques modifient les régimes de gel et de vent qui caractérisent les landes calcaires. L’entretien continu des infrastructures continue de nuire aux populations restantes, et les véhicules tout-terrain sont considérés comme l’une des activités humaines les plus néfastes.
Dans le cadre du Programme sur l’écosystème des landes calcaires, L’Institut Wilder soutient la restauration de l’habitat et la recherche sur la translocation dans le seul paysage où cette plante est présente. Nous travaillons avec des partenaires et les communautés locales pour aider à restaurer l’écosystème unique des landes calcaires.
La préparation du site et le réaménagement du paysage d’une lande calcaire dégradée permettent de recréer les conditions dont cette plante a besoin, créant ainsi un espace où de nouvelles populations peuvent s’établir au-delà de leur aire de répartition actuelle.
Nous travaillons avec l’Université Memorial de Terre-Neuve, l’équipe de rétablissement des espèces en péril des landes calcaires et d’autres collaborateurs clés pour soutenir la restauration de l’habitat endommagé des landes calcaires au profit des plantes en voie de disparition qui dépendent de cet écosystème unique.
Découvrez les programmes qui contribuent au rétablissement d’espèces végétales rares, comme la Braya de Fernald.
L’Institut Wilder, en collaboration avec l’Université Memorial de Terre-Neuve, l’équipe de rétablissement des espèces en péril des landes calcaires et d’autres partenaires clés, appuie la restauration de l’habitat sur un site de landes calcaires endommagé ainsi que la recherche visant à guider la réintroduction réussie des espèces végétales arctiques-alpines en péril de cet écosystème. En 2024 et 2025, nos travaux se sont concentrés sur la préparation du site et le réaménagement du paysage d’une ancienne carrière en vue de la réintroduction de plantes indigènes. En 2026, nous planterons, en collaboration avec nos partenaires, des graines d’espèces indigènes afin de rétablir la communauté végétale sur le site nouvellement restauré.
Le programme se concentre sur les « Limestone Barrens » de la péninsule du Grand Nord de Terre-Neuve. L’initiative « Limestone Landscapes Priority Place » a soutenu un réseau collaboratif qui a été fondamental pour notre programme et notre implication dans le rétablissement des habitats et des espèces à Terre-Neuve.
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